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Nos hanches ne “stockent” pas les Ă©motions, mais elles rĂ©agissent Ă  chaque signal de stress, qu’il soit physique, mental ou relationnel.

CƓur de notre rĂ©flexe de survie, ces muscles se contractent face Ă  la peur, au danger ou Ă  toute situation exigeante.

Ce mécanisme influence directement notre posture, notre bas du dos et notre respiration.


Relation hanches/diaphragme : un lien fonctionnel

  • Le psoas, muscle profond reliant le bassin, la colonne lombaire et les cuisses, joue un rĂŽle essentiel dans la posture et la mobilitĂ©.

  •  Le diaphragme, principal muscle de la respiration, est reliĂ© au psoas par le fascia thoraco-lombaire.

  •  Une respiration bloquĂ©e ou superficielle augmente la tension du psoas et limite la mobilitĂ© des hanches.

  •  À l’inverse, un psoas contractĂ© freine le diaphragme et rĂ©duit la profondeur respiratoire.

  • Ce dialogue constant entre souffle et stabilité explique pourquoi le stress, les Ă©motions et la posture se manifestent souvent dans le bas du dos et le bassin.

  • ✹ Une respiration fluide libĂšre le diaphragme, apaise le systĂšme nerveux et redonne de la souplesse au corps.


Le réflexe archaïque

  • Chez l’homme prĂ©historique, les menaces Ă©taient physiques : prĂ©dateurs ou ennemis.

  •  Le cerveau archaĂŻque (notamment l’amygdale) dĂ©clenchait une rĂ©ponse automatique :

  •  rythme cardiaque accĂ©lĂ©rĂ©

  •  respiration rapide

  •  tension musculaire

  •  prĂ©paration Ă  fuir ou combattre

  • Les hanches et le psoas se contractaient pour stabiliser le corps et prĂ©parer la fuite, souvent dans une posture semi-accroupie ou repliĂ©e, proche de la position fƓtale.

  •  Cette position protĂšge les viscĂšres et maintient le centre du corps stable.

  • La peur est une Ă©motion fondamentale, mobilisant le corps et le cerveau face Ă  un danger rĂ©el ou perçu.

  •  Mais lorsqu’elle est vĂ©cue en continu, elle entretient tension, stress et raideur lombaire.

  • Aujourd’hui, cette rĂ©ponse ancestrale se dĂ©clenche encore face au stress psychologique, mĂȘme sans danger physique rĂ©el.


Stress moderne

Nos “prĂ©dateurs” ont changĂ© :

  • Surcharge mentale : mails urgents, deadlines, planning surchargĂ©, incertitude, pression professionnelle

  • Relations toxiques : gaslighting, ghosting, dĂ©nigrement personnel ou professionnel

  • QuĂȘte de reconnaissance permanente

  • Le cerveau ne fait aucune distinction entre danger physique et Ă©motionnel.


Le corps réagit :

  • Respiration bloquĂ©e

  • Hanches tendues

  • Bas du dos douloureux

  • Tension viscĂ©rale

  • Fatigue chronique


Exemple : un conflit relationnel peut provoquer les mĂȘmes tensions musculaires qu’une situation de danger physique.


→ La vigilance devient chronique, comme si nous Ă©tions constamment en fuite.


Mais pas que ...

Manque de mobilité & sédentarité : Le nouveau fléau

La mobilitĂ© des hanches peut ĂȘtre rĂ©duite par :

  • Rester assis trop longtemps → raccourcit le psoas et bloque les hanches

  • La sĂ©dentarité entretient cette tension → cercle vicieux : moins on bouge, plus les hanches se rigidifient

Avec l’ñge (pour tous) et la mĂ©nopause, la baisse hormonale modifie l’élasticitĂ© des tissus :

  • Raideur pelvienne

  • Tensions lombaires

  • Perte de fluiditĂ© du bassin

Cercle vicieux : tensions → raideur → moins de mouvement → inconfort viscĂ©ral et lombaire

Le manque de mouvement entretient donc l’alerte intĂ©rieure et la vigilance chronique, mĂȘme en l’absence de danger physique.


Hanches et émotions démystification

  • Les expressions comme “muscle de l’ñme” (psoas) ou “cƓur des Ă©motions” (hanches) sont des mĂ©taphores poĂ©tiques, souvent utilisĂ©es par certains profs de yoga pour poĂ©tiser ou spiritualiser le corps, et utilisĂ©es pour montrer que les tensions musculaires reflĂštent les effets du stress et des Ă©motions sur le corps.

En réalité :

  • Les hanches et le psoas rĂ©agissent physiologiquement au stress et Ă  la peur, mais ne sont ni magiques, ni mystiques.

  • Le yoga ne cherche pas Ă  supprimer nos instincts naturels ni Ă  “nettoyer” les Ă©motions.

  • Il vise Ă  apporter clartĂ© corporelle et mentale, pour mieux percevoir le corps, ressentir l’environnement et rĂ©agir de maniĂšre adaptĂ©e face au stress ou au danger.


Yoga et stratégies fonctionnelles

Les postures d’ouverture des hanches et le travail de mobilitĂ© active contribuent Ă  :

  • RelĂącher le psoas et les muscles profonds

  • Restaurer la mobilitĂ© multi-directionnelle

  • Favoriser un diaphragme libre et une respiration profonde

  • ProtĂ©ger et stabiliser les viscĂšres grĂące Ă  une meilleure Ă©lasticitĂ© et un soutien musculaire interne Ă©quilibrĂ©

  • AssociĂ©es Ă  la respiration consciente, ces pratiques permettent au systĂšme nerveux de passer d’un Ă©tat de stress à un Ă©tat de relaxation, de maniĂšre pragmatique et fonctionnelle.

L’objectif du yoga est fonctionnel et concret :

  •  amĂ©liorer la mobilitĂ©, le confort corporel, la respiration et l’équilibre nerveux, sans mysticisme ni promesses poĂ©tiques.

 
 
 

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